Décote immobilière : comment calculer la décote d'un logement occupé

Cet article explique comment calculer la décote d'un logement occupé et en quoi cela consiste réellement. Une notion indispensable pour vendre ou acheter au prix le plus juste.

Arthur Lenglet·6 mai 2024·Mis à jour le 5 septembre 2026·19 min de lecture

Décote immobilière : comment calculer la décote d'un logement occupé

Pour calculer la décote d’un logement occupé, on part de sa valeur libre, celle qu’il atteindrait vide, et on lui applique un abattement qui dépend d’abord du temps que l’acheteur devra attendre avant de disposer du bien. Pour un bail d’habitation classique, cet abattement se situe le plus souvent entre 5 et 20 % ; il atteint 20 à 25 %, parfois davantage, avec un locataire protégé, et peut être nul pour un studio loué au prix du marché dans une ville recherchée. Le barème détaillé, la méthode en trois étapes et un exemple chiffré figurent plus bas.

Cette décote n’est pas une fatalité. OBEN, spécialiste de la monétisation du patrimoine immobilier, accompagne aussi les propriétaires qui ont besoin de liquidités maintenant mais préfèrent attendre la fin du bail pour vendre au prix du libre : la simulation OBEN chiffre en deux minutes ce que votre logement permet de débloquer sans le vendre en totalité.

La décote est un terme dont on entend souvent parler en immobilier. De prime abord, il est entendu qu'une décote s'avère bénéfique pour les acheteurs, mais plutôt préjudiciable pour les vendeurs. Alors qu'en est-il véritablement ?

De nombreuses questions se posent quant à cette notion : de quoi s'agit-il véritablement ? quels sont les facteurs ayant un impact sur cette décote ? ou encore, comment faire pour la calculer ?

Cet article vise donc à répondre à ces interrogations pour vous permettre d'avoir, enfin, une connaissance éclairée sur le sujet.

La décote d'un logement occupé : C'est quoi ?

La valeur d'un bien immobilier peut varier pour diverses raisons, notamment en fonction de son état d'occupation. En effet, lorsqu'un bien est occupé, on parle alors de décote. Cette décote est un ajustement du prix ou de la valeur d'un logement en raison de la présence d'un occupant qui bénéficie de certains droits sur celui-ci ; c'est le cas d'un locataire par exemple.

Cette notion est donc particulièrement importante lors de l'achat ou de la vente d'un logement actuellement occupé.

Qu'est-ce que la décote ?

La décote représente la différence entre la valeur d'un logement libre (sans locataire ou occupant) et sa valeur lorsqu'il est occupé. Concrètement, une décote est donc une réduction appliquée au prix ou à la valeur d'un bien immobilier en raison de certains facteurs qui diminuent son attractivité ou sa rentabilité, en l'occurrence ici, par le fait que ce bien soit occupé.

Cette réduction est calculée pour refléter les diverses contraintes résultant de l'occupation du bien. Ces contraintes peuvent inclure des restrictions sur l'usage immédiat du bien, comme l'impossibilité pour le propriétaire d'y emménager ; des retards potentiels dans la disponibilité du logement pour le propriétaire, notamment si l'occupant dispose de droits de prolongation de bail, et d'autres complications juridiques.

Pourquoi est-elle importante ?

Pour les investisseurs et les acheteurs, comprendre et calculer correctement la décote est crucial car cela influence directement le rendement de l'investissement. Acheter un bien occupé peut offrir un prix d'achat inférieur, ce qui semble attractif, mais cela peut également comporter des risques plus élevés et des retours sur investissement plus lents.

Par exemple, si le bien est actuellement loué, le nouveau propriétaire doit respecter les termes du bail en cours jusqu'à son expiration, ce qui peut limiter sa flexibilité d'utilisation ou de revente.

La décote permet donc de compenser ces inconvénients et de rendre le prix de vente plus juste et équilibré en fonction des risques pris par l'acheteur. Une bonne compréhension de la décote aide à faire des choix éclairés, que ce soit pour acheter, vendre, ou simplement évaluer un bien immobilier.

Facteurs influençant la décote d'un logement occupé

La décote d'un logement occupé est influencée par plusieurs facteurs clés qui varient en fonction des spécificités de chaque situation. Comprendre ces variables est essentiel pour évaluer correctement la réduction de valeur du bien.

Type d'occupation

Tout d'abord, le type d'occupation a un impact significatif sur le niveau de la décote. Par exemple :

Locataire en place : Si un bien est loué, la décote dépendra de la durée restante du bail et des conditions de celui-ci. Un bail long avec un loyer sous les prix du marché actuel peut entraîner une décote plus importante.

Occupation par le propriétaire : Dans le cas où le vendeur reste dans les lieux après la vente, généralement pour une période convenue avec l'acheteur, la décote peut être moindre comparée à celle d'un locataire externe.

Logement conventionné ou géré par un bailleur social : les biens loués via un organisme social ou sous convention subissent aussi une décote, car les engagements pris prolongent l'occupation à des loyers inférieurs au marché.

Durée du bail restante

La durée restante sur le bail est un autre facteur essentiel à prendre en compte pour une décote. Un bail qui expire dans un an ou moins aura généralement une décote moins importante qu'un bail qui s'étend sur plusieurs années, car l'acheteur aura la possibilité de reprendre le bien plus rapidement et de le réutiliser ou le relouer à des conditions du marché actuel.

Profil de l'occupant

Les caractéristiques de l'occupant peuvent également influencer la décote. Par exemple :

Âge de l'occupant : Dans certains cas, notamment dans le cas de baux viagers ou de protections légales spécifiques mises en place pour les locataires âgés, la décote peut être plus élevée en raison de la durée d'occupation anticipée plus longue.

Stabilité financière : La crédibilité et la stabilité financière de l'occupant peuvent rassurer ou inquiéter l'acheteur, influençant ainsi la décote.

Méthodes et formules pour calculer la décote

Pour estimer la décote d'un logement occupé, il est également crucial de maîtriser certaines méthodes et formules. Cela permet d'obtenir une évaluation précise qui reflète les réalités du marché et les spécificités de l'occupation.

En général, si un bail a été signé récemment et que la durée est supérieure à 12 mois, le prix de vente d'un bien immobilier occupé subira une décote d'environ 15 à 20%.

Mais plus concrètement, quelles sont les méthodes de calcul ?

Présentation des méthodes de calcul

Il existe plusieurs approches pour calculer la décote, chacune adaptée à différents types de situations :

Méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF) : Cette méthode évalue le bien en fonction des revenus futurs qu'il peut générer, actualisés à un taux reflétant le risque. Elle est particulièrement utile pour les propriétés commerciales ou les investissements locatifs où les flux de revenus sont prévisibles.

Comparaison de marché : Cette approche consiste à comparer le bien avec des propriétés similaires non occupées récemment vendues dans la même zone. Les différences de prix peuvent donner une indication de la décote due à l'occupation.

Rendement du capital investi : En évaluant le retour sur un investissement attendu en tenant compte de l'occupation, cette méthode aide à déterminer quelle décote appliquer pour atteindre un rendement compétitif par rapport à d'autres investissements disponibles.

Exemples de calcul

Prenons un exemple concret : un appartement estimé 250 000 euros libre est loué 800 euros par mois, alors que le loyer de marché pour des biens comparables est de 1 000 euros par mois, et le bail se termine dans un an.

Le bail court joue en faveur d'une décote modérée (l'acheteur récupérera le bien rapidement), mais le loyer nettement sous le marché la renforce : on retiendra ici une décote d'environ 10%, soit un prix occupé d'environ 225 000 euros.

L'écart de loyer (200 euros par mois sous le marché) et la durée de bail restante servent à positionner la décote dans la fourchette couramment constatée (environ 5 à 20% selon la situation, davantage pour un locataire protégé), ils ne la mesurent pas à eux seuls.

Considérations légales et réglementaires

Il est aussi important de considérer les aspects légaux et réglementaires qui peuvent influencer le calcul de la décote, comme les lois sur la protection des locataires, qui peuvent limiter les actions des propriétaires et affecter la valeur du bien. Ainsi, avoir connaissance de ces règles est nécessaire pour éviter des évaluations erronées et des complications juridiques.

Comment calculer la décote d’un logement occupé : barème et méthode

La formule tient en une ligne : prix occupé = valeur libre × (1 – décote). Toute la difficulté réside dans le pourcentage. Aucun barème officiel n’existe, mais les professionnels de l’immobilier et, en matière fiscale, les tribunaux convergent sur une fourchette de 5 à 20 % pour un bail d’habitation courant. Elle s’élargit à 20 à 25 % et au-delà pour un locataire protégé, et atteint 40 % pour un bail relevant de la loi de 1948. Trois données fixent le curseur : la date à laquelle l’acheteur pourra disposer du bien, l’écart entre le loyer en place et le loyer de marché, et le profil du locataire.

Le barème indicatif de décote selon l’occupation

Le tableau ci-dessous rassemble les fourchettes couramment constatées par les notaires, les agents immobiliers et la presse patrimoniale. Elles valent pour un logement occupé dans un cadre légal, un bail d’habitation le plus souvent, et servent de point de départ à la négociation, jamais de règle. Sur un marché tendu, la rareté des biens réduit l’écart ; sur un marché détendu, l’acheteur exigera davantage.

Situation d’occupationQuand l’acheteur peut disposer du logementDécote couramment constatée
Bail nu proche de son échéance (moins d’un an), loyer au prix du marchéÀ l’échéance, si le congé a été délivré au moins six mois avant5 à 10 %
Bail nu récent ou tout juste renouvelé, loyer au prix du marchéAu terme du bail, sous réserve des délais que la loi Alur impose à l’acquéreur10 à 15 %
Bail nu avec un loyer nettement inférieur au marchéMêmes délais, avec un manque à gagner chaque mois15 à 20 %
Bail meublé (un an, ou neuf mois pour un étudiant)Rapidement : congé trois mois avant l’échéance5 à 10 %
Locataire protégé (plus de 65 ans, ressources sous le plafond légal)Seulement en lui proposant un relogement, sauf exceptions20 à 25 %, parfois davantage
Bail relevant de la loi de 1948Horizon indéterminéJusqu’à 40 %
Studio ou deux-pièces loué au prix du marché dans une ville recherchéeSans importance pour l’acheteur, qui achète pour louerSouvent aucune décote

La méthode en trois étapes

Première étape, estimer la valeur libre. On raisonne comme si le logement était vide : ventes comparables du quartier, que la base publique des demandes de valeurs foncières (DVF) met à la portée de tous, avis d’un agent immobilier ou d’un notaire, état du bien et de l’immeuble. Cette valeur libre sert de référence à tout le reste, et c’est elle qu’il faut faire estimer avec soin.

Deuxième étape, mesurer la contrainte. Quand l’acheteur pourra-t-il disposer du bien ? La réponse dépend de l’échéance du bail, du congé déjà délivré ou non, et des délais que la loi impose à celui qui achète un logement occupé, détaillés plus bas. À cette attente s’ajoute, le cas échéant, l’écart entre le loyer en place et le loyer de marché, multiplié par le nombre de mois restant à courir : c’est le manque à gagner que l’acheteur voudra voir compensé. Le profil du locataire pèse enfin : un locataire protégé repousse la libération du logement à un horizon incertain.

Troisième étape, fixer le pourcentage et le confronter au marché. Le barème donne une fourchette ; le raisonnement d’un acheteur investisseur permet de la resserrer. Cet acheteur achète des loyers : il rapporte le loyer annuel au rendement qu’il attend dans votre ville et en déduit le prix qu’il est prêt à payer. L’écart entre ce prix et la valeur libre est la décote réelle de votre logement. Si les deux approches convergent, votre prix est solide ; si elles divergent, c’est le signe qu’un paramètre, souvent le loyer, mérite d’être revu.

Exemple illustratif : un bail renouvelé depuis six mois

Exemple illustratif : un appartement estimé 300 000 € libre est loué 950 € par mois alors que le loyer de marché atteint 1 100 €, et le bail nu a été renouvelé il y a six mois. L’acheteur ne disposera pas du logement avant deux ans et demi, et il encaissera pendant ce temps 150 € de moins que le marché chaque mois, soit 4 500 € au total. Bail récent et loyer sous le marché placent la décote dans la tranche haute du barème, entre 15 et 20 % : retenons 15 %, soit un prix occupé d’environ 255 000 €. La contre-épreuve de l’investisseur confirme l’ordre de grandeur : 11 400 € de loyer annuel, rapportés à un rendement brut attendu de 4,5 %, donnent 253 000 €. Vendre occupé aujourd’hui, c’est donc accepter environ 45 000 € de moins que dans trente mois, une fois le logement libéré.

Ce que la loi change dans le calcul

La décote traduit d’abord des règles de droit. Un bail d’habitation nu court trois ans, six ans lorsque le bailleur est une société, et se reconduit tacitement ; pour y mettre fin à son terme, le propriétaire doit délivrer un congé au moins six mois avant l’échéance, en précisant son motif. Le congé pour vendre vaut offre de vente au locataire, qui dispose de deux mois pour l’accepter ; le congé pour reprise permet au propriétaire, ou à un proche, d’habiter le logement.

L’acquéreur d’un logement occupé est soumis à des délais supplémentaires depuis la loi Alur de 2014. Si le bail se termine moins de deux ans après l’achat, son congé pour reprise ne prend effet que deux ans après l’acquisition ; s’il se termine moins de trois ans après l’achat, il ne pourra donner congé pour vendre qu’au terme du premier renouvellement du bail. C’est cette attente, plus que le loyer, qui justifie l’essentiel de la décote.

Le locataire protégé pèse plus lourd encore. Lorsqu’il a plus de 65 ans à l’échéance du bail et que ses ressources restent sous le plafond fixé par la loi, le propriétaire ne peut lui donner congé qu’en lui proposant un relogement adapté, à proximité, sauf s’il a lui-même plus de 65 ans ou des ressources modestes. Pour un acheteur, l’horizon devient indéterminé, et la décote s’en ressent.

L’administration fiscale reconnaît elle-même cette perte de valeur. Pour l’impôt sur la fortune immobilière ou les droits de succession, les tribunaux admettent une décote de 10 à 20 % sur un logement loué, selon la nature et la durée du bail restant à courir, et la Cour de cassation a validé en février 2022 une décote de 15 % ; la décote admise atteint 40 % pour un bail relevant de la loi de 1948. Ces repères s’appliquent avec nuance à chaque situation : votre notaire ou votre expert-comptable vous dira ce que votre déclaration peut retenir, et un conseiller OBEN vous aidera ensuite à décider ce que vous voulez faire de ce logement.

Vendre occupé, vendre libre ou attendre : trois façons de limiter la décote

Une fois la décote chiffrée, trois voies s’ouvrent au propriétaire. La première consiste à vendre occupé, à un investisseur, en acceptant la décote : c’est la plus rapide, et la moins coûteuse pour une petite surface bien louée. La deuxième consiste à délivrer un congé pour vendre et à patienter jusqu’à l’échéance pour vendre libre, au prix plein, en gardant à l’esprit que le locataire peut alors se porter acquéreur en priorité et que l’attente peut durer plusieurs années si le bail vient d’être renouvelé.

La troisième voie s’adresse à ceux qui ont besoin d’argent maintenant, mais pas de vendre maintenant : débloquer une partie de la valeur du logement dès aujourd’hui, conserver le bail et ses loyers, puis vendre libre au terme. C’est exactement ce que permet la vente partielle créée par OBEN, détaillée dans la section suivante.

OBEN Cash : La solution pour vendre au meilleur prix

Vendre un logement occupé se répercute donc sur le prix de vente du bien. Mais alors comment réussir à vendre au meilleur prix ? OBEN Cash pourrait être la réponse.

En effet, la solution d'OBEN permet, d'une part, de débloquer des fonds en amont de la vente de votre bien, en vendant une quote-part indivise de celui-ci : de quoi percevoir jusqu'à 50% de la valeur du bien. D'autre part, elle vous permet de prendre le temps nécessaire de vendre votre propriété dans les meilleures conditions.

En l'occurrence, si votre bien est loué, vous pourrez continuer de percevoir les loyers liés à cette location, et d'attendre la fin du bail pour le vendre entièrement. Ainsi, au lieu de le vendre dans la précipitation avec une décote du fait de l'occupation, vous pourrez attendre qu'il ne soit plus occupé afin d'en obtenir le meilleur prix de vente. De même, cela réduira les risques liés à l'occupation pour les acheteurs et investisseurs potentiels.

Concrètement, vous vendez devant notaire une quote-part de votre logement à un partenaire investisseur ou financier d’OBEN et vous en encaissez le prix, jusqu’à 50 % de la valeur du bien, sans aucun montant minimum et sans condition d’âge, de situation ni de revenu. Le bail se poursuit comme avant et les loyers vous reviennent intégralement : le partenaire n’en perçoit aucune part et n’intervient jamais dans la gestion du logement. Vous dénouez l’opération librement, à tout moment et jusqu’à 36 mois, en vendant le logement libre au terme du bail ou en rachetant la quote-part cédée, et OBEN vous aide à trouver la meilleure voie pour l’une comme pour l’autre. Ce n’est pas un crédit mais une vente : vous cédez une part de propriété, sans mensualité ni dette à porter.

Exemple illustratif : sur l’appartement de 300 000 € décrit plus haut, la vente partielle permet de débloquer jusqu’à 150 000 € dès aujourd’hui, ou seulement le montant dont votre projet a besoin, tout en continuant de percevoir les 950 € de loyer mensuel ; au terme du bail, vous vendez libre, au prix plein, plutôt qu’avec les 45 000 € de décote d’une vente occupée. Le coût de l’opération dépend du bien, du montant débloqué et de la durée ; il est imputé en une seule fois, à la fin, et fait l’objet d’une proposition chiffrée personnalisée dès le premier échange, que la simulation permet d’anticiper en quelques minutes.

Aucune de ces voies n’est la bonne dans l’absolu. Un conseiller OBEN, expert en monétisation immobilière, les examine avec vous et vous dit franchement laquelle sert votre projet, y compris lorsque la réponse est de vendre occupé sans attendre. S’il faut plutôt un financement bancaire le temps que le logement se libère, prêt relais ou prêt hypothécaire, ses partenaires spécialisés y donnent accès, et le suivi de votre dossier continue avec lui.

Conclusion

Le calcul de la décote sur un logement occupé est essentiel pour évaluer précisément la valeur d'un bien immobilier. En tenant compte des facteurs tels que la différence entre le loyer actuel et le loyer potentiel sur le marché, ainsi que les risques et les contraintes associés à l'occupation, les investisseurs et les acheteurs peuvent prendre des décisions plus éclairées pour maximiser leur rendement et minimiser les risques lors de l'achat ou de la vente de biens immobiliers occupés.

Questions fréquentes sur la décote d’un logement occupé

Quelle décote pour un appartement loué ?

Entre 5 et 20 % de la valeur libre dans la plupart des cas : 5 à 10 % quand le bail se termine dans l’année ou qu’il s’agit d’un meublé, 10 à 15 % pour un bail nu récent au loyer de marché, 15 à 20 % quand le loyer est nettement inférieur au marché. La décote dépasse 20 à 25 % avec un locataire protégé et peut atteindre 40 % sous la loi de 1948. À l’inverse, un studio ou un deux-pièces loué au prix du marché dans une ville recherchée se vend souvent sans décote, car les investisseurs le préfèrent occupé.

Comment estimer le prix d’un bien immobilier occupé ?

Faites d’abord estimer le bien comme s’il était libre, à partir des ventes comparables et de l’avis d’un professionnel. Déterminez ensuite la date à laquelle un acheteur pourrait en disposer, en tenant compte de l’échéance du bail, du préavis de six mois et des délais imposés à l’acquéreur d’un logement occupé, puis l’écart entre le loyer en place et le loyer de marché. Appliquez enfin le pourcentage du barème correspondant, et vérifiez-le en calculant le prix qu’un investisseur accepterait pour le loyer perçu : les deux chiffres doivent se rejoindre.

La décote d’un viager occupé se calcule-t-elle de la même façon ?

Non. En viager occupé, la décote ne dépend pas d’un bail mais du droit d’usage et d’habitation que conserve le vendeur, dont la valeur se calcule d’après son âge et son espérance de vie, à l’aide de barèmes comme le barème Daubry. Elle est donc bien plus forte : de l’ordre de 50 % de la valeur du bien pour un vendeur de 65 ans, autour de 38 % à 75 ans et de 30 % à 80 ans, quelques points de plus pour une femme, dont l’espérance de vie est supérieure. La vente partielle repose sur une logique différente, puisqu’elle est ouverte sans condition d’âge et que le propriétaire garde la faculté de racheter la part cédée.

Le locataire est-il prioritaire pour acheter le logement ?

Seulement dans deux cas : lorsque le propriétaire lui délivre un congé pour vendre, qui vaut offre de vente pendant les deux premiers mois du préavis, et lors de la première vente qui suit la division d’un immeuble en lots. Lorsque le logement est vendu occupé, bail en cours, le locataire n’a pas de droit de priorité : le bail se poursuit simplement avec le nouveau propriétaire, aux mêmes conditions.

Ces repères sont donnés à titre indicatif et général : une décote se négocie, elle ne se décrète pas, et chaque opération immobilière reste unique. Si vous choisissez la vente partielle, elle sera formalisée par un acte authentique reçu par votre notaire, dont les modalités font foi et peuvent différer de ce qui est décrit ici ; c’est aussi ce qui vous protège. Votre conseiller OBEN et votre notaire vous accompagnent du premier échange jusqu’au dénouement, sans jamais vous laisser seul avec un chiffre.

Arthur Lenglet

Directeur des opérations et cofondateur d’OBEN · LinkedIn

Estimez ce que vous
pouvez débloquer

Simulation gratuite, résultat immédiat — sans engagement.

Recevez nos articles par mail

Un mail par semaine, signé par Martin, cofondateur et Président d’OBEN : vous recevez l’article de la semaine à ne pas manquer, rien d’autre. Vous pouvez vous désabonner en un clic.

Votre adresse sert uniquement à vous envoyer le meilleur article de la semaine. Elle ne sera jamais partagée avec un tiers.