Taux prêt relais 2026 : le coût réel, poste par poste

Taux effectif moyen de 4,87 % au 3e trimestre 2026 selon la Banque de France : ce que coûte vraiment un prêt relais, poste par poste, et comment payer moins.

Martin Iscovici·5 juillet 2024·Mis à jour le 29 septembre 2026·31 min de lecture

Taux prêt relais 2026 : le coût réel, poste par poste

Au troisième trimestre 2026, le taux effectif moyen d’un prêt relais relevé par la Banque de France est de 4,87 %, assurance et frais compris. C’est le plus élevé des cinq taux que la Banque de France publie pour les crédits immobiliers aux particuliers : un prêt à taux fixe de vingt ans et plus ressort à 4,05 %, et un prêt de moins de dix ans à 3,07 %. Le crédit le plus court est donc le plus cher. Le taux nominal négocié, lui, s’échelonne le plus souvent entre 3,4 % et 4,2 %, et aucune offre ne peut dépasser le taux d’usure de 6,49 % fixé pour le quatrième trimestre 2026.

Ce taux ne représente pourtant qu’une partie de la facture. Sur une avance de 200 000 € pendant douze mois, il faut compter autour de 11 200 € une fois ajoutés les frais de dossier, l’assurance et les frais de garantie — et près de 19 400 € si la vente traîne jusqu’à vingt-quatre mois. Trois paramètres commandent l’addition : le montant avancé, la durée, et la qualité de la négociation. Avant de les optimiser, une question mérite d’être posée : ce qu’il vous faut, est-ce vraiment un crédit, ou simplement de l’argent disponible avant la vente ?

Si c’est de l’argent, il existe une autre voie. La vente partielle, créée par OBEN, spécialiste de la monétisation du patrimoine immobilier, fonctionne autrement : vous vendez devant notaire une part de propriété de votre logement à un investisseur partenaire d’OBEN, et vous recevez le prix de cette part, jusqu’à 50 % de la valeur du bien. Ce n’est pas un crédit : aucune dette, aucune mensualité, rien qui vous sera réclamé plus tard. Une fois le contrat signé chez le notaire, sur dossier complet, les fonds sont généralement versés sous 3 à 8 semaines. Vous continuez d’utiliser votre bien comme bon vous semble, que vous y habitiez ou que vous le louiez, et vous le vendez ensuite au prix que vous aurez choisi. Le tout sans condition d’âge, de situation ni de revenu. La simulation OBEN dit en deux minutes ce que votre bien permet de débloquer.

L’essentiel

  • Le taux : 4,87 % de taux effectif moyen au troisième trimestre 2026 selon la Banque de France, pour un taux nominal généralement négocié entre 3,4 % et 4,2 %. Le plafond légal, appelé taux d’usure, est fixé à 6,49 % pour le quatrième trimestre 2026.
  • Le coût complet : environ 11 200 € pour 200 000 € avancés pendant un an, dont 7 600 € d’intérêts, 1 000 € de frais de dossier, 600 € d’assurance et 2 000 € de frais de garantie. Comptez 7 100 € sur six mois et 19 400 € sur vingt-quatre mois.
  • Le calcul : montant × taux nominal × durée en années, puis on ajoute les trois lignes de frais. Le capital ne s’amortit pas avant la vente, donc les intérêts courent sur la totalité de la somme du premier au dernier jour.
  • Chaque mois : environ 683 € pour 200 000 € à 3,8 % en franchise partielle, où vous ne réglez que les intérêts et l’assurance. En franchise totale, vous ne payez rien avant la vente, mais l’addition finale est plus lourde.
  • Encaisser sans emprunter : la vente partielle, créée par OBEN, permet de vendre une part de propriété de votre bien devant notaire et d’obtenir jusqu’à 50 % de sa valeur, généralement sous 3 à 8 semaines une fois le contrat signé sur dossier complet. Il n’y a aucun montant minimum : vous débloquez la somme dont vous avez besoin, et pas davantage.

OBEN accompagne les propriétaires dans toutes les façons de tirer des liquidités d’un bien immobilier, avec ses propres solutions comme avec celles de ses partenaires, et retient celle qui sert le projet. Un conseiller OBEN sait dire, chiffres en main, ce que coûterait votre prêt relais et ce que coûterait l’autre voie.

Payer un prêt relais ou encaisser sans emprunter : les solutions en bref

Deux logiques s’offrent au propriétaire qui a besoin d’argent avant d’avoir vendu, et elles n’ont ni le même prix ni les mêmes conditions d’accès. Le prêt relais avance une fraction de la valeur du bien et se rembourse le jour de la vente ; il suppose l’accord de la banque, une assurance et des intérêts qui courent jusqu’au dénouement. La vente partielle fait entrer l’argent d’une tout autre manière : vous vendez une part de propriété de votre logement et vous recevez le prix de cette part, sans dette et sans mensualité. Le tableau ci-dessous résume ce qui les sépare vraiment.

CritèreLa vente partielle, créée par OBENLa voie bancaire
Nature de l’opérationUne vente. Vous cédez une part de propriété devant notaire et vous recevez le prix de cette part.Un crédit de transition accordé par une banque, remboursé le jour de la vente.
MontantJusqu’à 50 % de la valeur du bien, sans aucun montant minimum.60 % à 80 % de la valeur estimée du bien mis en vente.
Ce que vous payez chaque moisRien. Aucune mensualité, aucun remboursement.Les intérêts et l’assurance en franchise partielle, soit environ 683 € pour 200 000 € à 3,8 %.
Conditions d’accèsAucune condition d’âge, de situation ni de revenu : c’est le bien qui est étudié.Accord de la banque, estimation du bien, assurance emprunteur et taux d’endettement examiné.
DélaiGénéralement 3 à 8 semaines après la signature du contrat chez le notaire, sur dossier complet.Comptez six à douze semaines entre le premier rendez-vous et le déblocage des fonds.
Si la vente tardeLe prix de la part vendue vous est acquis. Le dénouement se fait librement, à tout moment et jusqu’à 36 mois.Le capital reste exigible au terme. La banque n’est pas tenue de prolonger.

Ces deux voies ne s’excluent pas, et l’une n’est pas meilleure que l’autre dans l’absolu : tout dépend du montant dont vous avez besoin, du calendrier de votre achat et de ce que votre banque vous propose. C’est précisément ce qu’un conseiller OBEN regarde avec vous, avant même de parler d’une solution.

Quel est le taux d’un prêt relais en 2026 ?

Le taux effectif moyen des prêts relais s’établit à 4,87 % au troisième trimestre 2026, d’après le relevé trimestriel de la Banque de France. Ce chiffre intègre l’assurance et les frais. Le taux nominal seul, celui qui sert à calculer les intérêts, se négocie plutôt entre 3,4 % et 4,2 % selon le dossier. Aucune offre ne peut franchir le taux d’usure, plafond légal fixé à 6,49 % du 1er octobre au 31 décembre 2026.

Le crédit immobilier le plus cher pour un particulier

Chaque trimestre, la Banque de France publie le taux effectif moyen réellement pratiqué par les banques, catégorie par catégorie, puis fixe le taux d’usure en l’augmentant d’un tiers. Le relevé applicable au quatrième trimestre 2026 place le prêt relais tout en haut de la liste.

Catégorie de crédit immobilierTaux effectif moyen au 3e trimestre 2026Taux d’usure au 1er octobre 2026
Prêts relais4,87 %6,49 %
Prêts à taux fixe de moins de 10 ans3,07 %4,09 %
Prêts à taux fixe de 10 à moins de 20 ans3,51 %4,68 %
Prêts à taux fixe de 20 ans et plus4,05 %5,40 %
Prêts à taux variable4,14 %5,52 %

L’écart saute aux yeux. Un propriétaire qui emprunte sur vingt ans ou plus obtient en moyenne 4,05 %, quand celui qui emprunte pour douze mois paie 4,87 %, soit 0,82 point de plus. Face à un crédit de moins de dix ans, l’écart grimpe à 1,74 point. Le crédit le plus court du marché est aussi le plus cher, et cela s’explique : le capital ne s’amortit jamais, la banque supporte le risque que la vente n’aboutisse pas, et elle instruit un dossier complet pour une opération de quelques mois.

Taux nominal, TAEG, taux d’usure : trois chiffres à ne pas confondre

Trois pourcentages circulent dans les offres, et ils ne mesurent pas la même chose. Le taux nominal sert à calculer les intérêts, et lui seul. Le TAEG ajoute l’assurance, les frais de dossier et les frais de garantie : c’est le coût complet du crédit exprimé en un seul pourcentage, et le seul chiffre qui permette de comparer deux offres honnêtement. Le taux d’usure, enfin, n’est pas un prix mais un plafond : aucun TAEG ne peut le dépasser.

Un exemple rend la différence concrète. Deux banques vous proposent 3,8 % de taux nominal sur 200 000 € pendant un an. La première demande 1 500 € de frais de dossier et impose son assurance à 0,4 % ; la seconde demande 600 € et accepte votre assurance déléguée à 0,15 %. Les intérêts sont identiques, mais 1 400 € séparent les deux offres. Réclamez donc toujours le TAEG par écrit, et comparez sur ce chiffre.

Taux fixe ou taux variable : que choisir sur douze mois ?

Sur une durée aussi courte, le taux fixe l’emporte presque toujours. Un taux variable n’a d’intérêt que si les taux baissent nettement pendant la vie du prêt, ce qui a peu de chances d’arriver en douze ou vingt-quatre mois, et il vous expose à des échéances qui s’alourdissent si les taux remontent. Le taux fixe démarre parfois un peu plus haut, mais il vous dit dès la signature ce que l’opération coûtera, ce qui a une valeur réelle quand vous portez déjà deux logements. Si votre banque ne propose que du variable, demandez un plafonnement, ce que le métier appelle un taux capé.

Pourquoi aucune banque n’affiche son taux de prêt relais

Vous chercherez en vain le barème du Crédit Agricole, de la Caisse d’Épargne, de la Société Générale, du Crédit Mutuel ou de La Banque Postale : aucun réseau ne publie de taux de prêt relais, et pour une raison simple. Le prix dépend d’abord du bien mis en vente, de son estimation, de la facilité à le vendre sur son marché local et du niveau d’avance demandé — autant d’éléments qui ne se connaissent qu’au dossier. Les pages publiques des banques décrivent le produit, jamais son prix.

La conséquence pratique est qu’un même dossier ne reçoit pas la même réponse d’un établissement à l’autre, et que les écarts se comptent en milliers d’euros. Sur 200 000 €, huit dixièmes de point représentent déjà 1 600 € d’intérêts en douze mois. Sollicitez trois établissements au minimum, dont le vôtre, et faites-vous communiquer chaque proposition par écrit avec son TAEG.

Combien coûte un prêt relais ? Les quatre postes de la facture

Un prêt relais de 200 000 € sur douze mois coûte environ 11 200 € au taux nominal de 3,8 %, milieu de la fourchette constatée en 2026. Quatre postes composent ce montant : 7 600 € d’intérêts, 1 000 € de frais de dossier, 600 € d’assurance emprunteur et 2 000 € de frais de garantie. Les intérêts pèsent deux tiers de l’addition, mais ce sont les frais annexes que l’on découvre en signant.

Les intérêts : le poste qui suit la durée

Le calcul est simple parce que le capital ne bouge pas. Contrairement à un crédit classique où chaque mensualité grignote le capital et fait baisser les intérêts, le prêt relais laisse la somme entière en place jusqu’à la vente. Les intérêts courent donc sur 200 000 € du premier au dernier jour : 200 000 × 3,8 % = 7 600 € par an, soit 633 € par mois.

Deux façons de régler ces intérêts existent, et elles changent complètement votre quotidien pendant la transition.

  • La franchise partielle : vous payez les intérêts chaque mois, le capital étant remboursé en une fois le jour de la vente. Votre budget mensuel encaisse la charge, mais le coût final reste le plus bas des deux.
  • La franchise totale : vous ne versez rien avant la vente, intérêts compris. Tout est réglé d’un coup sur le produit de la vente. C’est un vrai soulagement quand vous supportez déjà le crédit du nouveau logement, mais les intérêts différés peuvent eux-mêmes produire des intérêts.

L’écart reste modeste, sans être nul. Sur 200 000 € à 3,8 %, une franchise totale avec capitalisation mensuelle revient à environ 135 € de plus sur douze mois et près de 570 € de plus sur vingt-quatre. Toutes les banques ne capitalisent pas de la même façon, et certaines s’en abstiennent : c’est une question à poser noir sur blanc avant d’accepter l’offre.

Les frais de dossier : 500 à 1 500 €, et ils se négocient

Ce sont les frais administratifs de mise en place du crédit. Sur un prêt relais, ils représentent le plus souvent 0,5 % à 1,5 % du montant avancé, avec un plancher aux alentours de 500 € et un plafond que les banques situent généralement autour de 1 500 €. Contrairement à une idée répandue, la loi ne les encadre pas sur un crédit immobilier : les banques les fixent librement, et seuls certains prêts aidés comme le prêt à taux zéro ou le prêt d’accession sociale connaissent des limites réglementaires.

Cette liberté joue dans les deux sens, et elle vous sert dès lors que vous la connaissez. C’est la ligne que les banques réduisent le plus volontiers, souvent de moitié, et parfois jusqu’à l’effacer quand vous êtes déjà client et que vous domiciliez le nouveau crédit chez elles.

L’assurance emprunteur : calculée sur la totalité de la somme

Exigée dans la quasi-totalité des cas, l’assurance emprunteur couvre le décès, l’invalidité et l’incapacité de travail. Son tarif dépend de votre âge, de votre état de santé et du montant assuré, et se situe couramment entre 0,1 % et 0,5 % par an. Sur 200 000 € à 0,3 %, cela représente 600 € pour une année, soit 50 € par mois.

Une particularité du prêt relais mérite d’être connue : puisque le capital ne s’amortit pas, la cotisation ne décroît pas non plus. Là où un crédit classique voit sa prime baisser au fil des années, la vôtre reste calculée sur la totalité de la somme jusqu’à la vente. Vous restez libre de refuser le contrat de la banque et de souscrire ailleurs, et cette délégation fait souvent gagner plusieurs centaines d’euros.

Les frais de garantie : hypothèque ou caution

La banque réclame enfin une garantie sur le bien mis en vente, et deux formules coexistent. L’hypothèque inscrit le bien en garantie de la dette et permet à la banque de le faire saisir en cas de non-paiement ; entre les émoluments du notaire et la taxe de publicité foncière, comptez 1,5 % à 2 % du montant du prêt, soit 3 000 à 4 000 € sur 200 000 €. La caution confie la garantie à un organisme spécialisé, sans inscription sur le bien ; elle revient généralement moins cher, entre 0,5 % et 1,5 %, et une partie de la somme versée peut vous être restituée à la fin du prêt.

La plupart des banques privilégient aujourd’hui la caution, qui est aussi la formule la plus simple à dénouer une fois le bien vendu. Si votre établissement impose l’hypothèque, demandez-lui pourquoi : c’est parfois le signe que l’organisme de caution a refusé le dossier.

Calculer le coût de votre prêt relais en trois étapes

Le calcul tient en une formule et deux additions, et vous pouvez le faire de tête avant même d’entrer dans une banque. Intérêts = montant avancé × taux nominal × durée en années. Vous ajoutez ensuite l’assurance, calculée de la même façon, puis les deux frais fixes que sont le dossier et la garantie. Le total obtenu est votre coût complet.

Étape 1 : le montant que la banque avancera

La banque fait estimer votre bien, puis avance 60 % à 80 % de la valeur retenue. Cette retenue absorbe l’écart possible entre l’estimation et le prix réellement obtenu. Pour une maison estimée 300 000 €, l’avance se situera donc entre 180 000 € et 240 000 €. Si vous avez un crédit en cours sur ce bien, le capital restant dû se déduit de l’avance. Une estimation sérieuse du bien est le point de départ de tout le calcul.

Étape 2 : la durée à retenir, et celle à prévoir

Le prêt relais est accordé pour douze mois, renouvelables une fois, soit vingt-quatre mois au maximum. La tentation est de calculer sur douze mois parce que c’est la durée affichée. Mieux vaut calculer sur la durée réelle de vente dans votre ville : d’après les observatoires de marché, il faut compter en moyenne un peu plus de trois mois pour trouver un acquéreur, puis environ trois mois de plus entre le compromis et l’acte chez le notaire. Faites donc les deux calculs, celui de l’hypothèse favorable et celui de l’hypothèse longue.

Étape 3 : le coût selon la durée

Voici ce que coûte une avance de 200 000 € au taux nominal de 3,8 %, avec 1 000 € de frais de dossier, une caution à 1 % et une assurance à 0,3 % par an.

Durée avant la venteIntérêtsAssuranceFrais de dossier et garantieCoût total
3 mois1 900 €150 €3 000 €5 050 €
6 mois3 800 €300 €3 000 €7 100 €
12 mois7 600 €600 €3 000 €11 200 €
18 mois11 400 €900 €3 000 €15 300 €
24 mois15 200 €1 200 €3 000 €19 400 €

Deux choses ressortent de ce tableau. D’abord, les frais fixes pèsent lourd sur les durées courtes : sur trois mois, ils représentent près de 60 % de la facture, ce qui rend un prêt relais de très courte durée proportionnellement onéreux. Ensuite, chaque semestre supplémentaire ajoute environ 4 100 € à l’addition. C’est donc la durée, bien plus que le taux affiché, qui décide du coût final.

Le coût selon le montant avancé

Sur une durée de douze mois, aux mêmes conditions, l’addition évolue ainsi selon la somme avancée. Les frais de dossier sont calculés à 0,5 % avec un plafond de 1 500 €, et la garantie à 1 %.

Montant avancéIntérêts sur 12 moisAssuranceFrais de dossier et garantieCoût total
100 000 €3 800 €300 €1 500 €5 600 €
150 000 €5 700 €450 €2 250 €8 400 €
200 000 €7 600 €600 €3 000 €11 200 €
300 000 €11 400 €900 €4 500 €16 800 €
400 000 €15 200 €1 200 €5 500 €21 900 €

Ces montants sont des ordres de grandeur destinés à vous donner un point de repère avant la négociation, et non une offre : votre taux, vos frais et votre assurance dépendront de votre dossier. Ils suffisent en revanche à répondre à la seule question qui compte au départ, celle de savoir si l’opération tient dans votre budget.

Combien coûte un prêt relais par mois ?

En franchise partielle, un prêt relais de 200 000 € au taux nominal de 3,8 % coûte environ 683 € par mois : 633 € d’intérêts et 50 € d’assurance. Le capital, lui, n’est pas appelé et sera remboursé en une fois le jour de la vente. En franchise totale, la mensualité est nulle, et l’intégralité du coût se règle sur le produit de la vente.

Cette mensualité vient s’ajouter à celle du nouveau logement, et c’est là que le budget se tend. Un couple qui rembourse 1 400 € sur son nouveau crédit et 683 € de prêt relais supporte 2 083 € par mois pendant toute la durée de la transition, auxquels s’ajoutent les charges des deux logements. La franchise totale existe précisément pour éviter cette situation, au prix d’une facture finale un peu plus lourde. Le bon réflexe est de demander les deux simulations à votre banque et de regarder non pas la mensualité la plus basse, mais celle que vous supporterez sereinement si la vente prend six mois de plus que prévu.

Ce qui fait grimper la facture, et ce qui fait refuser un dossier

Trois choses alourdissent un prêt relais : une durée qui s’allonge, une avance trop élevée par rapport à la valeur réelle du bien, et une estimation de départ trop optimiste. Les trois se tiennent, et la troisième provoque souvent les deux autres.

L’estimation, point de départ de tout

Une estimation généreuse rassure sur le moment et coûte cher ensuite. Si le bien est estimé 300 000 € et que la banque avance 240 000 €, il suffit que la vente se fasse à 245 000 € et que l’agence prenne 4 % pour que le produit net tombe à 235 200 € : près de 5 000 € manquent pour solder l’avance, et la différence reste à votre charge. Pire, un bien affiché au-dessus de son marché ne se vend pas, et chaque mois d’attente ajoute des intérêts. Demandez plusieurs avis, y compris celui d’un professionnel qui n’a pas le mandat.

Pourquoi les banques refusent un prêt relais

Les refus tiennent presque toujours à l’un de ces cinq motifs : un bien jugé difficile à vendre sur son marché, une estimation que la banque ne partage pas, un taux d’effort qui dépasse 35 % une fois le nouveau crédit ajouté, un âge incompatible avec l’assurance emprunteur, ou un apport insuffisant sur le nouvel achat. Le taux d’effort, c’est la part de vos revenus qui part chaque mois dans vos crédits : la réglementation la plafonne à 35 %.

Un point technique joue ici en votre faveur, et peu d’emprunteurs le connaissent. Depuis la décision du Haut Conseil de stabilité financière du 18 décembre 2023, les banques sont autorisées à ne pas intégrer la charge du prêt relais dans le calcul du taux d’effort, plafonné à 35 % des revenus — à condition que l’avance ne dépasse pas 80 % de la valeur du bien mis en vente. Voilà pourquoi les banques s’arrêtent si souvent à ce seuil de 80 % : au-delà, votre capacité d’emprunt sur le nouveau logement s’effondre. Si votre conseiller propose 85 %, demandez-lui l’effet sur votre taux d’effort avant d’accepter.

Si le bien ne se vend pas dans les délais

Le capital reste exigible au terme du contrat, et la banque n’est jamais tenue de prolonger. Quatre issues existent alors. Vous pouvez renégocier une prolongation de six à douze mois, souvent à des conditions moins favorables ; transformer l’avance en crédit classique remboursé par mensualités, ce qui suppose que vos revenus le supportent ; ou baisser le prix pour déclencher la vente. La quatrième est la mise en jeu de la garantie : l’hypothèque permet alors à la banque de faire saisir le bien. Ce scénario est rare, mais il existe, et c’est la raison pour laquelle une clause de prolongation se négocie au moment de l’offre, jamais après.

Ne restez pas seul face à cette échéance. Prévenez votre banque dès que la vente prend du retard, et faites-vous accompagner : un conseiller OBEN, qui connaît aussi bien les solutions bancaires que les opérations conclues devant notaire, peut vous aider à trouver la sortie la moins coûteuse avant que le terme n’arrive.

Comment payer moins cher son prêt relais

Quatre leviers font l’essentiel de l’écart, et le premier n’est pas celui que l’on croit. Demander la bonne somme pèse davantage que négocier un dixième de point : sur douze mois à 3,8 %, avancer 150 000 € plutôt que 200 000 € économise 1 900 € d’intérêts et 500 € de garantie. Beaucoup de propriétaires acceptent l’avance maximale que la banque propose, alors que leur projet n’en réclame qu’une partie.

Viennent ensuite la mise en concurrence, la négociation ligne à ligne et l’assurance déléguée.

  • Trois offres écrites minimum, comparées sur le TAEG et non sur le taux nominal. Votre propre banque n’est pas toujours la mieux placée, et le fait de présenter une proposition concurrente change le ton de la conversation.
  • Les frais de dossier d’abord : c’est la ligne la plus souple, et une réduction de moitié se demande simplement, surtout si vous domiciliez le nouveau crédit dans l’établissement.
  • Votre propre assurance : la délégation est un droit, et sur 200 000 €, passer de 0,4 % à 0,15 % économise 500 € sur un an.
  • La caution plutôt que l’hypothèque quand la banque laisse le choix, pour une garantie moins chère et plus simple à lever une fois le bien vendu.

Un courtier en crédit immobilier accélère souvent ce parcours. Parce qu’il travaille avec un large réseau d’établissements, il sait où votre dossier sera le mieux accueilli, négocie en votre nom et accède parfois à des conditions que vous n’obtiendriez pas seul au guichet. Ses honoraires tournent autour de 1 % du montant, ou prennent la forme d’un forfait de quelques centaines à quelques milliers d’euros : comparez-les à ce qu’il vous fait gagner, car sur un prêt relais, où chaque dixième de point compte, le recours à un courtier est généralement rentable.

Enfin, sachez que la loi vous laisse le temps de réfléchir. L’offre de prêt doit être maintenue trente jours au minimum, et vous ne pouvez l’accepter qu’après un délai de réflexion de dix jours calendaires à compter de sa réception. Servez-vous de ces dix jours pour faire chiffrer une dernière offre concurrente.

Le prêt relais est-il la bonne réponse à votre situation ?

Le prêt relais répond bien à une situation précise : vous avez trouvé le logement que vous voulez acheter, votre bien actuel se vendra sans difficulté, et votre banque vous suit. Quand l’une de ces trois conditions manque, l’opération devient chère ou inaccessible, et il vaut la peine de regarder les autres voies pour acheter avant d’avoir vendu.

La question de départ mérite d’ailleurs d’être reformulée. Un prêt relais ne vous apporte pas de l’argent : il vous prête cet argent, contre des intérêts, une assurance, une garantie sur votre bien et l’accord d’un comité. Si ce qu’il vous faut, c’est une somme disponible avant la vente, il existe une opération qui vous la donne sans rien de tout cela.

La vente partielle : recevoir le prix d’une part de son bien

La vente partielle a été créée par OBEN. Vous vendez devant notaire une quote-part indivise de votre logement, c’est-à-dire une part de propriété, à un investisseur partenaire d’OBEN, et vous recevez le prix de cette part, jusqu’à 50 % de la valeur du bien. Ce n’est pas un crédit : vous vendez et vous encaissez un prix, donc il n’y a aucune dette, aucune mensualité, et rien ne vous sera réclamé plus tard.

La part cédée est une vraie part de propriété, ce n’est pas une nue-propriété : le bien n’est pas démembré, il n’y a ni usufruit ni nue-propriété d’un côté ou de l’autre. Vous et le partenaire vous retrouvez en indivision, exactement comme des héritiers qui reçoivent ensemble une maison, ce que l’article sur la quote-part immobilière détaille. Et parce que c’est le bien qui est étudié plutôt que le propriétaire, l’opération ne pose aucune condition d’âge, de situation ni de revenu.

Au quotidien, rien ne change. Vous continuez d’utiliser votre bien comme bon vous semble, que vous y habitiez ou que vous le louiez, et s’il est loué, les loyers vous reviennent en totalité : le partenaire ne perçoit aucun loyer. Vous choisissez aussi le montant, et il n’existe aucun montant minimum : débloquer 10 000 € sur un bien d’un million est possible. Comme le coût suit le montant, débloquer moins coûte moins — c’est ce qui vous permet de maîtriser la dépense, et OBEN recommande toujours de s’en tenir à ce que le projet réclame.

Exemple illustratif : propriétaire d’un appartement parisien estimé 800 000 € et déjà mis en vente, vous pouvez débloquer jusqu’à 400 000 € pour sécuriser l’achat de votre prochain logement sans attendre la signature. S’il ne vous manque que 90 000 €, vous ne vendez que la part correspondante.

La sortie est prévue dès la signature chez le notaire, et elle se déclenche librement, à tout moment et jusqu’à 36 mois. Deux issues : vous rachetez la part vendue, ou le bien est vendu et chacun récupère la sienne. Il n’y a donc pas de somme à rembourser, et OBEN vous aide à choisir l’issue la plus favorable le moment venu, qu’il s’agisse d’organiser le rachat ou de vendre le bien dans les meilleures conditions.

Le réméré et la vente avec complément de prix

Deux autres opérations répondent à la même situation. La vente à réméré consiste à vendre le bien avec une faculté de rachat à exercer dans un délai convenu. La vente avec complément de prix consiste à vendre tout de suite, en général à un prix réduit, tout en gardant la jouissance du bien et la main sur la revente : à cette revente, vous touchez la différence entre le premier prix et le prix obtenu.

Ces deux opérations portent en pratique sur de gros montants, rarement moins de la moitié de la valeur du bien, et reviennent presque toujours plus cher que la vente partielle. Leurs modalités varient aussi beaucoup d’un opérateur à l’autre — restrictions d’usage du logement, conditions de rachat ou de revente parfois défavorables, jusqu’au risque de perdre le bien — et méritent une lecture attentive avant toute signature. Un conseiller OBEN, expert en monétisation immobilière, sait lire ces montages et vous proposer, quand c’est la bonne voie, une version négociée qui protège réellement le propriétaire.

CritèreVente partielleVente avec complément de prixVente à réméré
Ce que vous vendezUne part de propriété de votre bien. Ainsi, vous restez également propriétaire.La totalité du bien.La totalité du bien.
Montant débloquéJusqu’à 50 % de la valeur du bien, sans montant minimum.Entre 40 % et 60 % de la valeur de votre bien.Entre 40 % et 60 % de la valeur de votre bien.
Usage du bienUsage du bien conservé (occupation, location, autre).Possibilité d’usage différente selon le contrat. Échangez avec un conseiller OBEN afin d’obtenir la meilleure offre.Possibilité d’usage différente selon le contrat. Échangez avec un conseiller OBEN afin d’obtenir la meilleure offre.
SortieRachat de la part de propriété ou vente du bien, librement, à tout moment et jusqu’à 36 mois.Revente organisée par vos soins, complément de prix perçu à cette occasion.Faculté de rachat à exercer dans le délai convenu, cinq ans au maximum.
Pour quiUn propriétaire qui cherche le meilleur coût et plus de flexibilité.Un propriétaire qui veut vendre dans les 36 mois.Un propriétaire qui a besoin du maximum de trésorerie et qui veut racheter son bien à terme.

Et si le crédit reste la meilleure voie

Il arrive que ce soit le cas, et votre interlocuteur chez OBEN vous le dira franchement. Grâce à un réseau de partenaires bancaires et non bancaires, OBEN donne aussi accès aux solutions de financement du marché quand elles répondent le mieux au projet : le prêt relais lui-même, le prêt achat-revente, le prêt hypothécaire de trésorerie ou le prêt viager hypothécaire, que le guide de l’equity release en France compare en détail. Le rôle du conseiller n’est pas de vous vendre une opération plutôt qu’une autre, mais de chiffrer les deux et de vous montrer l’écart.

Si votre projet est simplement de vendre vite et bien, la conversation commence alors autrement : par le prix, le délai réel de votre marché et les leviers qui accélèrent une vente sans la brader. Quelques minutes de simulation en ligne suffisent pour savoir ce que votre bien permet de débloquer, et un rendez-vous téléphonique avec un conseiller OBEN permet ensuite d’examiner votre situation en détail.

Questions fréquentes

Quel est le taux moyen d’un prêt relais en 2026 ?

4,87 % de taux effectif moyen au troisième trimestre 2026, selon le relevé de la Banque de France, assurance et frais compris. Le taux nominal seul se négocie le plus souvent entre 3,4 % et 4,2 %. Le plafond légal, appelé taux d’usure, est fixé à 6,49 % du 1er octobre au 31 décembre 2026 : aucune offre ne peut le dépasser une fois tous les frais intégrés.

Quel est le coût d’un prêt relais ?

Comptez environ 11 200 € pour 200 000 € avancés pendant un an au taux nominal de 3,8 %, soit 7 600 € d’intérêts, 1 000 € de frais de dossier, 600 € d’assurance et 2 000 € de frais de garantie. Sur six mois, la facture tombe à 7 100 € ; sur vingt-quatre mois, elle monte à 19 400 €. Chaque semestre supplémentaire ajoute environ 4 100 €.

Comment calculer les coûts d’un prêt relais ?

La formule tient en une ligne : montant × taux nominal × durée en années pour les intérêts, puisque le capital ne s’amortit pas avant la vente. Vous ajoutez l’assurance, calculée de la même façon sur la totalité de la somme, puis les frais de dossier (0,5 à 1,5 %, souvent plafonnés à 1 500 €) et les frais de garantie (0,5 à 1,5 % pour une caution, 1,5 à 2 % pour une hypothèque).

Combien coûte un prêt relais par mois ?

Environ 683 € par mois pour 200 000 € à 3,8 % en franchise partielle : 633 € d’intérêts et 50 € d’assurance, le capital étant remboursé en une fois le jour de la vente. En franchise totale, vous ne payez rien chaque mois, mais l’ensemble est réglé sur le produit de la vente, pour un coût final légèrement supérieur.

Quels sont les inconvénients d’un prêt relais ?

Trois principalement. Le coût, puisqu’il s’agit de la catégorie de crédit immobilier la plus chère du relevé officiel. La double charge, quand la mensualité du relais s’ajoute à celle du nouveau logement. Et le risque de non-vente : au terme des vingt-quatre mois, le capital reste exigible, la banque n’est pas tenue de prolonger, et la garantie prise sur le bien peut être mise en jeu.

Pourquoi les banques refusent-elles un prêt relais ?

Le plus souvent parce que le bien leur paraît difficile à vendre sur son marché, parce qu’elles ne partagent pas l’estimation retenue, ou parce que le taux d’effort dépasse 35 % une fois le nouveau crédit ajouté. L’âge peut aussi bloquer, non par la banque elle-même mais par l’assurance emprunteur. Depuis la décision du Haut Conseil de stabilité financière du 18 décembre 2023, la charge du prêt relais peut être écartée du calcul du taux d’effort si l’avance n’excède pas 80 % de la valeur du bien : demander 80 % plutôt que 85 % change parfois la réponse.

Quelle est la meilleure banque pour un prêt relais ?

Il n’y en a pas dans l’absolu, et aucun réseau ne publie de barème. Le prix dépend du bien, de son estimation, de la facilité à le vendre sur son marché et du niveau d’avance demandé, autant d’éléments qui ne s’apprécient qu’au dossier. La bonne méthode consiste à solliciter trois établissements au minimum, dont le vôtre, et à comparer les propositions écrites sur le TAEG plutôt que sur le taux affiché.

Peut-on obtenir un prêt relais après 65 ou 70 ans ?

Aucune loi ne fixe d’âge limite, mais l’assurance emprunteur en pose une en pratique : la plupart des contrats s’arrêtent entre 70 et 85 ans à l’échéance, et les cotisations grimpent fortement après 65 ans. Une convention, dite AERAS, facilite l’accès à l’assurance en cas de problème de santé. À l’inverse, la vente partielle ne pose aucune condition d’âge, puisque c’est le bien qui est étudié et non le propriétaire.

Combien de temps faut-il pour obtenir un prêt relais ?

Comptez six à douze semaines entre le premier rendez-vous et le déblocage des fonds : constitution du dossier, estimation du bien, accord de la banque, puis édition de l’offre de prêt. La loi impose ensuite un délai de réflexion de dix jours calendaires avant que vous puissiez l’accepter, et la banque doit maintenir ses conditions pendant trente jours au minimum.

Quelle autre solution que le prêt relais ?

Selon votre situation : le prêt achat-revente, la condition suspensive de vente inscrite au compromis, la vente longue négociée avec votre acheteur, ou votre épargne. Et si ce qu’il vous faut est une somme disponible plutôt qu’un crédit, la vente partielle permet de vendre une part de propriété de votre bien devant notaire et de recevoir le prix de cette part, sans emprunter et sans aucune mensualité. Le guide des alternatives au prêt relais les compare une à une.

Ce qu’il faut retenir

Un prêt relais bien négocié reste un outil efficace, à condition de l’avoir chiffré sur la durée réelle de vente et non sur la durée affichée. Et il n’est pas la seule réponse : la question de départ n’est pas « à quel taux puis-je emprunter ? » mais « de combien ai-je besoin, et quand ? ». C’est en répondant à cette question qu’on trouve la voie la moins chère.

Les taux, les frais et les pratiques des banques évoluent chaque trimestre, et les chiffres de cet article sont donnés à titre indicatif et général : seule l’offre de prêt émise par votre établissement fait foi pour un crédit. Une vente partielle, de son côté, est une opération sur mesure formalisée par un acte authentique reçu par le notaire, dont les modalités font foi et peuvent différer de ce qui est décrit ici. Sur les conséquences fiscales et patrimoniales de votre projet, votre notaire est l’interlocuteur naturel. Votre conseiller OBEN vous accompagne du premier échange jusqu’au dénouement, et prend le temps de vous expliquer chaque ligne avant que vous ne signiez quoi que ce soit.

Martin Iscovici

Président et cofondateur d’OBEN · LinkedIn

Estimez ce que vous
pouvez débloquer

Simulation gratuite, résultat immédiat — sans engagement.

Recevez nos articles par mail

Un mail par semaine, signé par Martin, cofondateur et Président d’OBEN : vous recevez l’article de la semaine à ne pas manquer, rien d’autre. Vous pouvez vous désabonner en un clic.

Votre adresse sert uniquement à vous envoyer le meilleur article de la semaine. Elle ne sera jamais partagée avec un tiers.